Futatabi6.5 Ai Indigo Crosby5 Nou
Futatabi6.5 Ai Indigo Crosby5 Nou
€1.156,00 EUR
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Le Crossover pants réinterprète le denim classique avec une taille diagonale à recouvrement qui crée une coupe nette et pensée. Le dessin associe une structure familière à un léger décalage de perspective, dans une coupe droite tout en équilibre.
Le Crossover pants réinterprète le denim classique avec une taille diagonale à recouvrement qui crée une coupe nette et pensée. Le dessin associe une structure familière à un léger décalage de perspective, dans une coupe droite tout en équilibre.
Au cœur du denim Ai
En septembre 2000, le jour de l’ouverture de notre boutique de New York, nous avons présenté un denim fabriqué au Japon et teint à l’Ai naturel. Pour nous, l’indigo naturel ne commence pas dans la cuve de teinture. Il commence dans les champs : les graines sont semées au printemps, les feuilles récoltées en été, puis passées à la vapeur, séchées et fermentées pour devenir le sukumo. À Tokushima, cette seule étape peut demander près d’un an. Ce n’est qu’une fois l’indigo patiemment cultivé et la cuve préparée que la teinture commence. Le fil est plongé puis exposé à l’air 20 à 30 fois, s’oxydant encore et encore : il ne s’agit pas simplement de colorer le fil, mais de laisser le bleu grandir. Ce qui nous a séduits, ce n’est pas seulement la couleur, mais les strates de temps qu’elle renferme.

L’histoire de 藍
En quête de nouvelles possibilités pour le denim, nous avons découvert à Tokushima un atelier rare qui réunit sous un même toit la teinture à l’indigo et le tissage. Teinture et tissage sont d’ordinaire deux métiers distincts ; ici pourtant, le fil teint naturellement pouvait être tissé sur un métier à navette japonais, capable de produire un véritable denim selvedge. Parce que l’indigo est vivant, il change d’un jour à l’autre — tantôt vigoureux, tantôt au repos. En observant son état, les artisans teignent le fil pendant deux à trois semaines, jusqu’à ce que la couleur pénètre au cœur de la fibre. Quelque 2 200 fils de chaîne sont ensuite alignés à la main, puis tissés sur un métier à navette des années 1950 qui ne produit que 30 mètres par jour. La lisière blanche et nette comme le grain irrégulier sont la signature de ce métier ; même après de nombreux lavages, le denim ne vire pas au blanc : il gagne au contraire en profondeur, jusqu’à un bleu du Japon brumeux aux reflets violacés.











